Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:50
Pour compendre Gloire équesre, mieux vaut connaître Vous allez voir ce que vous allez voir de Prévert, in Paroles.

Vous allez voir ce que vous allez voir


Une fille nue nage dans la mer
Un homme barbu marche sur l'eau
Où est la merveille des merveilles
Le miracle annoncé plus haut ?
Prévert


Gloire équestre


Tu entres dans l'écurie, tu ouvres la porte
Du box. Tu flattes l'encolure du cheval.
Celui-là même, qui, tout à l'heure, la porte
Passée, magnifiera ta grâce. Le cheval

N'est pas la plus noble des conquêtes de l'homme,
C'est la plus noble des conquêtes de la femme :
Il, si c'est possible, embellit le Miracle.

Tu ôtes la couverture doucement. Tu
Passes ta main sur le chanfrein. Et le cheval
Souffle, comblé. Tu ôtes les bandes. Puis tu
Te laisses aller, serrée contre lui. Le cheval

N'est pas la plus noble des conquêtes de l'homme,
C'est la plus noble des conquêtes de la femme :
Il, si c'est possible, embellit le Miracle.

Te redressant, tu prends une brosse, et tu panses
Le seul qui te comprend. C'est le seul, ce cheval,
Qui jamais ne te juge. Tu brosses et tu penses
Que cet homme ne mérite pas, le cheval,

N'est pas la plus noble des conquêtes de l'homme,
C'est la plus noble des conquêtes de la femme :
Il, si c'est possible, embellit le Miracle.

Il ne peut concevoir de toi que ton corps, l'homme.
Il veut seulement de l'attention, ce cheval.
Il ne veut que te faire du mal, encor, l'homme.
Il t'aime pour toi, et pour ton coeur, ce cheval,

N'est pas la plus noble des conquêtes de l'homme,
C'est la plus noble des conquêtes de la femme :
Il, si c'est possible, embellit le Miracle.
FGFT

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:47
Quelques mots de ta main, jetés en travers
De la feuille. Quelques notes de musique,
Jetées sur la portée. Des mots lancés, clairs,
Dans la salle obscure lancent la musique.

Ta main se pose sur l'encolure. Tu
Prends la brosse et tu panses. Et puis tu cures.
Quand tu as harnaché, la bride en main, tu
Mets le pied à l'étrier. Tu n'en as cure,

L'Histoire t'a oublié, mais c'est le fer
Que tu aime manier. En garde ! Mêlez !
Rompez ! Passe ! L'archet remplace l'épée,

La musique s'élève. Renversement
De tierce, parade en septime, le fer,
L'archet, et la cravache, le maniement

T'es tout aussi familier,                               T'es tout aussi familier.
À toi, Joseph de Boulogne,                        Sans cela, tu ne vivrais,
Chevalier de Saint George                        Sans toi, je ne pourrais vivre
FGFT

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:46
À toi, Lectrice,
À toi, Lecteur.


Lectrice, Lecteur.
Ici, je m'exprime,
Ici, tu lis.
Inversons.
FGFT

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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 19:47
Si je t'écris en ce beau jour,
Mon amour,
C'est à cause de tes atours,
Mon amour,
Qui de ta beauté les contours,
Mon amour,
Me ravissent. Je me plains pour
Que cela change. Et autour
De toi restera seul le jour,
Mon amour.
Je ne rêve que de cheveux,
Les tiens. Les  caresser je veux.

Je ne rêve que de cheveux,
M'en passer je ne peux

En toi je vois la souveraine,
Tu es reine,
Et de mon coeur tu tiens les rênes
Et ma peine
Se transforme parfois en haine
Lorsque toi, qui m'es souveraine,
Te meurs de soif près de la fontaine.
Tu es reine.
Je ne rêve que de cheveux,
Les tiens. Les caresser je veux.

Je ne rêve que de cheveux
M'en passer je ne peux.
FGFT

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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 15:02
Si tu t'en vas, que restera-t-il donc de moi ?
Un pauvre hère malheureux qui ne pourra
Survivre longtemps à ton absence fatale.

Si tu t'en vas, qu'adviendra-t-il de donc de toi ?
Une belle jeune femme qui ne pourra
Demeurer longtemps sans admirateur, fatale.

Le choix qui t'es offert aujourd'hui est fort simple :
Vis ma vie avec moi, ou vis ta propre vie.
Je ne peux point te conseiller car, moi, je suis
Hélas, perdant dans les deux cas : si tu prend le

Second, je devrais vivre sans toi, mais si tu
Prend le premier et que tu es malheureuse,
Je me damnerai de t'avoir fait souffrir. Tu
Es libre comme l'air et tu es merveilleuse.
FGFT

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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 13:11
Art poétique personnel

Malarmé a dit un jour où il aurait dû
Se taire quelque chose de ce style là :
"Ce n'est point avec des idées qu'il faut que tu
Écrives, mais c'est avec de simples mots". Là,

Le poète commet une erreur monumentale :
Les mots sont très peu importants en poésie,
L'essentiel est en le sentiment, en général
Fort et passionné, allant jusqu'à la folie.

Quoi que puisse en dire Malarmé, sans toi je
N'aurais jamais écrit tout ceci et ce que
Je ressens serait resté au fond de moi. Je

Serais alors mort, saccagé par l'amour que
Je te voue, universel selon Bosquet. Je
Me sens mieux maintenant que tu sais cela, quoique...
FGFT

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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 19:42
Tant que tu es heureuse...

Tu l'aimes. On ne peut le nier. Quand tu la vois,
Tu embellis : tes cheveux deviennent plus noirs,
Tes yeux plus profonds, mais le plus beau est ta voix,
Qui devient plus profonde, plus suave. Pars

Avec elle si tu le veut, je ne pourrai
Jamais te donner ce qu'elle possède. Je
Peux essayer, bien sûr, mais saches que je n'ai
Ce qu'une femme peut t'apporter. Chérie, je

Ne suis qu'un homme, et tu es la plus belle, tu
Mérites de l'avoir elle, alors que je ne
Devrais pas avoir le droit de te regarder.

Et pourtant, je te contemple, conscient que tu
M'accordes là un grand privilège. Je ne
Sais comment t'en remercier, et t'aimer.
FGFT

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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 16:26
Si la robe est parfaite, on ne voit que la femme.

Tu es d'une beauté insoutenable dans
Ta superbe robe noire qui laisse ton
Dos dénudé. À chaque pas, elle se fend
Haut sur tes bas. La traîne te suit comme ton

Parfum et les regards de l'assistance. Tes
Cheveux nattés passent par-dessus ton épaule
Et descendent le long de ton bras jusqu'à tes
Hanches. La fine dentelle, sur ton épaule

Et sur ta gorge, laisse apercevoir ta peau
Légèrement halée. Tes talons hauts que l'on
Aperçoit parfois affinent ta silhouette

Qui n'en a aucun besoin. Il est encor tôt,
Mais quand tu traverse la salle de bal, l'on
Penserait que c'est la nuit qui montre sa tête.
FGFT

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 19:37
Tu n'as rien a envier à personne

Une phrase légère au piano composée
Par Ludwig Van Beethoven juste pour toi à
Ce qu'il me semble, tes mains voltigent sur les
Touches, tout comme la lame de Saint-George à

Londres, face à la Chevalière d'Éon,
Ensuite vient l'orchestre, énorme, Malherien
Apocalyptique. Trônant au centre, l'on
Entend les cordes frappées résonner fort bien.

"Ma chère, il ne manque plus que votre voix pour
Achever l'oeuvre et le public." C'est ce qu'à dit
Minkowski lors de la Générale. "En ce jour,

Reléguez Stéphanie d'Oustrac dans la coulisse."
Ta voix s'est élevée, le silence se fit
Autour de toi : le bruit partit dans la coulisse.
FGFT

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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 21:47
Quoi de plus triste qu'une belle femme en pleurs ?

Tu trembles, le corps agité de sanglots, longs.
Je m'approche doucement de toi, et, je pose
Ma main gauche, tout délicatement, sur ton
Épaule. Sur ta joue humide, je dépose

Un baiser, consolateur, et, enfin, je glisse
Ma main dans tes magnifiques cheveux, soyeux.
Tout contre moi, tu t'abandonnes, et, je glisse
Des mots tendres, à ton oreille. Enfin, tes yeux

Se tarissent, et, tu te calmes, un peu. Tu me
Racontes ton malheur, et, tu te remets à
Pleurer, tout contre ma poitrine. Moi, je te

Répète des mots, doux, qui te calment, mais, toi,
Tu fonds en larmes, tu te laisses aller, à
Ton chagrin. Dans peu de temps, tu te calmeras.
FGFT

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